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Liste des morts civils pour la commune de Carlepont

Carpentier Désiré
Né à Jaulzy et domicilié à Carlepont, réfugié à Noyon, il décède le 22 décembre 1914 à 13h00 à l’hôpital civil rue Pasteur (état civil de Noyon).

 

Dambreville Zoé née Tricot
73 ans. Née à Carlepont  en avril 1841, elle la fille d’Auguste Tricot et veuve de François Dambreville. Elle est notée décédée à Noyon au domicile de M. Dumont Fleury, 6 place Cordouen,  le 28 octobre 1914 où « elle s’était réfugiée après son expulsion de Carlepont par l’armée allemande » (état civil de Noyon).

 

Dupuis Emile
Tué dans un bombardement le 16 septembre 1914.

 

Gallet Jules
Il décède de ses blessures par un éclat d’obus le 27 septembre 1914.

 

Langlois Armand
74 ans, conseiller municipal, selon Gaston Fleury et Robert Capelle, il est « tué [le 16 septembre 1914] d’un coup de baïonnette par un soldat allemand furieux, qui prend pourtant le temps de détrousser sa victime et de retourner ses poches. Le crime d’Armand Langlois était d’avoir donné quelques verres de cidre à des soldats français ».

 

Marchand Honorine née Caron
61 ans. Née à Carlepont le 28 avril 1843, fille de Clovis Caron et de Céleste Capelle, elle est l'épouse de Louis Marchand, manouvrier domicilié à Carlepont. Elle décède le 14 octobre 1914 au domicile d’Angélina Mareine-Vignon, ménagère à Happlincourt (commune de Noyon).

 

Pluche-Dobigny
Selon Le Progrès de l’Oise : « Arrêté en pleine rue de Carlepont avec son fils de 11 ans, le 11 septembre 1914, et sans avoir pu rentrer chez lui, M. Pluche fut conduit à Salency où il resta dans un camp de travailleurs jusqu’au 17 février 1917. De là, il fut  emmené à Saint-Hilaire-sur-Helpe, ramené à Wassigny, à Flaqières, à Homblières, à Cugny pour travailler sur les route. Chaque jour, le père et le fils et leurs compagnons d’infortune faisaient 24 km tant pour se rendre à Cugny au lieu de travail que pour en revenir. La fatigue, l’alimentation insuffisante, l’inquiétude sur le sort de sa femme et de ses deux autres enfants, la faim le terrassaient. Le 30 juin, il se faisait porter malade, et n’était pas reconnu ; le 3 juillet il mourait d’épuisement, à 49 ans, sans avoir été secouru par ceux qui l’avaient accablé jusqu’à ce que mort s’en suive. »

 

Thierry Joseph dit Thomas
64 ans. Né le 14 avril 1840 à Carlepont où il est domicilié, fils de Thomas Thierry et d’Espérance Françoise Cormier, époux d’Amélie Lecomte, ménagère. Il décède à Noyon le 17 octobre 1914 (état civil de Noyon).