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Carlepont DURANT LA GRANDE GUERRE

La commune de Carlepont connaît l'invasion allemande dès le 30 août 1914. Une partie de ses habitants étant demeurée sur place, les hommes en âge de se battre sont faits prisonniers et déportés en Allemagne. La commune est le siège de très violents combats en septembre 1914 où s’illustre notamment des régiments de Zouaves.

La commune est libérée le 18 mars 1917 suite au repli allemand "Alberich" mais les habitants ont été déplacés, les "bouches inutiles" vers Noyon, les autres à l'arrière des nouvelles lignes. La commune redevient française pendant une année mais demeure en zone avancée sous contrôle militaire strict. La commune est de nouveau envahie en juin 1918 mais ses habitants ont eu le temps de fuir sur ordre de l'armée française et dans la crainte de vivre une nouvelle occupation. La commune est libérée le 30 août 1918.

 

Liste des morts civils pour la commune de Carlepont

Carpentier Désiré
Né à Jaulzy et domicilié à Carlepont, réfugié à Noyon, il décède le 22 décembre 1914 à 13h00 à l’hôpital civil rue Pasteur (état civil de Noyon).

 

Dambreville Zoé née Tricot
73 ans. Née à Carlepont  en avril 1841, elle la fille d’Auguste Tricot et veuve de François Dambreville. Elle est notée décédée à Noyon au domicile de M. Dumont Fleury, 6 place Cordouen,  le 28 octobre 1914 où « elle s’était réfugiée après son expulsion de Carlepont par l’armée allemande » (état civil de Noyon).

 

Dupuis Emile
Tué dans un bombardement le 16 septembre 1914.

 

Gallet Jules
Il décède de ses blessures par un éclat d’obus le 27 septembre 1914.

 

Langlois Armand
74 ans, conseiller municipal, selon Gaston Fleury et Robert Capelle, il est « tué [le 16 septembre 1914] d’un coup de baïonnette par un soldat allemand furieux, qui prend pourtant le temps de détrousser sa victime et de retourner ses poches. Le crime d’Armand Langlois était d’avoir donné quelques verres de cidre à des soldats français ».

 

Marchand Honorine née Caron
61 ans. Née à Carlepont le 28 avril 1843, fille de Clovis Caron et de Céleste Capelle, elle est l'épouse de Louis Marchand, manouvrier domicilié à Carlepont. Elle décède le 14 octobre 1914 au domicile d’Angélina Mareine-Vignon, ménagère à Happlincourt (commune de Noyon).

 

Pluche-Dobigny
Selon Le Progrès de l’Oise : « Arrêté en pleine rue de Carlepont avec son fils de 11 ans, le 11 septembre 1914, et sans avoir pu rentrer chez lui, M. Pluche fut conduit à Salency où il resta dans un camp de travailleurs jusqu’au 17 février 1917. De là, il fut  emmené à Saint-Hilaire-sur-Helpe, ramené à Wassigny, à Flaqières, à Homblières, à Cugny pour travailler sur les route. Chaque jour, le père et le fils et leurs compagnons d’infortune faisaient 24 km tant pour se rendre à Cugny au lieu de travail que pour en revenir. La fatigue, l’alimentation insuffisante, l’inquiétude sur le sort de sa femme et de ses deux autres enfants, la faim le terrassaient. Le 30 juin, il se faisait porter malade, et n’était pas reconnu ; le 3 juillet il mourait d’épuisement, à 49 ans, sans avoir été secouru par ceux qui l’avaient accablé jusqu’à ce que mort s’en suive. »

 

Thierry Joseph dit Thomas
64 ans. Né le 14 avril 1840 à Carlepont où il est domicilié, fils de Thomas Thierry et d’Espérance Françoise Cormier, époux d’Amélie Lecomte, ménagère. Il décède à Noyon le 17 octobre 1914 (état civil de Noyon).