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Ravenel DANS LA GRANDE GUERRE

La commune connait une brève incursion de uhlans entre le 31 août et le 10 septembre 1914 mais demeure aux mains françaises pendant toute la durée du conflit malgré le passage de soldats allemands le 13 septembre 1914 durant leur repli.
Ravenel subit néanmoins un bombardement le 9 novembre 1916 tuant deux de ses habitants. Commune de l'arrière située sur la route du front, Ravenel est le lieu de séjour de soldats français.
La population est évacuée en juin 1918 lors de l'offensive allemande. La commune se situe à proximité du front du 9 au 10 juin où stationne le Groupement Mangin. Des ambulances s'y installant (la 1/73 et 1/85 dans le château) entre mai et juillet 1918, Ravenel verra s'implanter sur son sol un cimetière militaire qui compte aujourd'hui 69 corps regroupés dans le cimetière civil.


Le cimetière militaire.

Liste des morts civils pour la commune de Ravenel

Villette Edouard
30 ans, tué le 13 septembre 1914.
Né le 30 août 1884 à Ravenel, fils d’Edouard Villette et de Marie Lelong, il exerce la profession de charretier à Ravenel. Il fait son service militaire à compter du 9 octobre 1905 au 150e Régiment d’Infanterie. Il passe le 18 septembre 1906 au 6e Escadron du Train des équipages militaires puis le 11 février 1907 à la 6e section de commis et ouvriers d’Administration. Il est envoyé en disponibilité le 28 septembre 1907 avec un certificat de bonne conduite. Incorporé le 23 avril 1913 à la 5e section de chemin de fer de campagne, il est considéré comme mobilisé à cette section en qualité d’ouvrier de 2e classe dès le début de la mobilisation générale. Marié et père de deux enfants, il est noté employé de la gare à Creil et domicilié à Nogent-sur-Oise. Il est tué le 13 septembre 1914 d’un coup de revolver par des Allemands passant en automobile sur la route de Ravenel à Montigny où il se rendait en bicyclette.
Le tome 1 des Rapports et procès-verbaux d’enquête de la commission instituée en vue de constater les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens (1915) relate les circonstances de son décès : « Le nommé Villette, qui passait à bicyclette sur une route, à proximité du village, rencontra une automobile montée par plusieurs Allemands. Ceux-ci se mirent à tirer sur lui, sans raison. Il sauta alors à bas de sa machine et prit la fuite à travers champs, mais une balle l’arrêta dans sa course. Il est mort quelques heures après, laissant une veuve et deux enfants. »

   Le monument aux morts de Ravenel
où figurent les noms des victimes du bombardement
du 9 novembre 1916.

Desnains Angèle
40 ans, tuée au cours d'un bombardement le 9 novembre 1916.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts.

Lory Eugénie
21 ans, fille d’Angèle Denains, tuée au cours d'un bombardement le 9 novembre 1916 (voir Saint-Just-en-Chaussée).
Son nom est inscrit sur le monument aux morts.