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Baron DANS LA GRANDE GUERRE

Baron connaît l'invasion allemande le 3 septembre 1914, journée pendant laquelle le compositeur de musique Albéric Magnard tira sur les Allemands avant de se suicider. A la suite de cet épisode dramatique, toute la commune se trouva prise à partie par l'envahisseur. Le secteur se trouva libéré de la présence allemande avec la Bataille de le Marne.  
   

Liste des morts civils pour la commune de Baron

Magnard Lucien Désiré Gabriel Albéric
49 ans, compositeur de musique. Né le 9 juin 1865 à Paris (18e), fils de François Magnard, rédacteur en chef  du Figaro, et de Mme Magnard née Bauduer, marié à Julia Creton dont il a deux enfants,  il demeure au 14 rue des Faubourgs de Russons à Baron.
Armé d’un revolver, il s’oppose à l’entrée des Allemands dans sa propriété en tirant sur eux puis en se donnant la mort à 11h15 le 3 septembre 1914. Sa maison, le Manoir des Fontaines, est brûlée par les Allemands. Une plaque commémorative est apposée sur la façade de sa maison.

Edmond Rostand, de l’Académie Française, écrira à son égard :
« Celui-là qui rebelle à toute trahison
Et préférant la muse à tout walkyrie
A défendu son art contre la Barbarie
Devait ainsi mourir défendant sa maison ».

 
   

Nourard-le-Franc DANS LA GRANDE GUERRE

   
   

Liste des morts civils pour la commune de Nourard-le-Franc

Caron Mme
Femme de Joseph Caron, 70 ans, entrepreneur de battage, elle décède le 11 septembre 1914 des suites de la vive émotion provoquée après le passage des Allemands dans la commune huit jours plus tôt : le 3 septembre 1914, les Allemands incendient six maisons du village et tirent sur M. Caron le blessant au pouce de la main gauche et à la cuisse gauche.

 
   

 

Liste des morts civils pour la commune d'Ermenonville

Martin-Decaen Marie Zélie née Decaen
74 ans. Née le 17 juillet 1842 de François-Ferdinand Decaen (négociant) et de Marie Adélaïde Henry, elle épouse le 6 mars 1865 à Montfermeil le propriétaire-agriculteur Emmanuel Léon Martin-Decaen (1835-1918), qui deviendra maire d’Ermenonville et député de l’Oise (1885-1889). Ce dernier lui donnera six enfants : Elisabeth (1866-1948), Eugène (1867-1946), Emmanuel (1869-1944), Maurice (1871-1943), Ambert (1873-1963) et André (1888-1917). Marie Zélie Martin-Decaen devient présidente du Conseil des Dames du Comité de la Croix-Rouge de Senlis (SSBM), mission qu’elle mène durant 25 ans. Surveillante générale de l’hôpital auxiliaire 11 installé dans le Collège de Saint-Vincent à Senlis durant la guerre, elle reçoit la Croix de guerre avec étoile pour son dévouement. Elle décède le 23 mai 1917 à la suite des fatigues subies en soignant les blessés. Elle sera enterrée à Ermenonville le 27 mai suivant.
Lors de son hommage funèbre, le président de la Croix-Rouge de Senlis, M. Fautrat, dira « (…) par sa persévérance et sa constance, elle a préparé les moyens d’actions qui ont permis à la Croix-Rouge, au commencement hostilités, de faire une œuvre féconde. Des honneurs sont venus récompense les longs services de Mme Martin. Elle avait su réunir un group de dames et de jeunes filles admirables, qui ont doné à la Société de secours leur intelligence e leur cœur (…) Plus de 2500 blessés sont venus à la Croix-Rouge de Saint-Vincent. Ils ont trouvé le dévouement des infirmières, une présidente les visitait chaque jour et demeurait près d’eux. Mme Martin, après de longues fatigues, s’est arrêtée tout à coup. Un mal soudain est venu. Après de longue souffrance, elle s’est éteinte. »

 
   

 

Chamant DANS LA GRANDE GUERRE

Chamant connaît l'invasion allemande du 2 au 10 septembre 1914 puis devient le lieu de cantonnement de troupes françaises en stationnement.  
La commune est marquée par la tragédie de Senlis: la prise d'otages civils, dont le maire de Senlis Eugène Odent,, emmenés de force à Chamant pour y être exécutés et enterrés.  

Liste des morts civils pour la commune de Chamant

   
 Jandin Louis Alfred
Né à Chamant le 3 octobre 1880, boulanger à Senlis, il est arrêté sur la route par le 49e régiment poméranien d’infanterie. Il est retrouvé mort à Villers-Saint-Frambourg le 3 septembre 1914, attaché à un poteau, le corps lardé de coups de baïonnettes (voir aussi Senlis).
 

 

AMY DANS LA GRANDE GUERRE

La commune d’Amy connaît l'invasion allemande dès le 30 août 1914. Une partie de ses habitants étant demeurée sur place, les hommes en âge de se battre sont faits prisonniers et déportés en Allemagne.

La commune est libérée le 18 mars 1917 suite au repli allemand "Alberich" mais les habitants ont été déplacés, les "bouches inutiles" vers Noyon, les autres à l'arrière des nouvelles lignes. Peu avant le retrait.

La commune redevient française pendant une année mais demeure en zone avancée sous contrôle militaire strict. Le 24 mars 1918, trois jours après l'offensive allemande au départ de Saint-Quentin, la commune est de nouveau envahie mais ses habitants ont eu le temps de fuir sur ordre de l'armée française et dans la crainte de vivre une nouvelle occupation. La commune est libérée le 2 septembre 1918.
 

Liste des morts civils pour la commune D'AMY

Capelle Noémie née Thuin
Née le 18 mai 1838 à Amy, elle est notée venant d'Amy et décède à Noyon le 16 janvier 1915 (AD60 - Rp1933).

 

Jacquelin Eloi Jean Baptiste
Né à Amy le 25 juin 1845, il est noté décédé à Ognon le 12 avril 1917 (AD 60 Rp 1933).

 

Jullien Marie Augustine Julia
Née à Amy le 27 juin 1848, elle est notée réfugiée de Verpillères (Somme) décédée à Rauvillers le 6 août 1917 (AD60 Rp 1933).

 

Roussel Louis
Né le 2 avril 1851, il décède à Noyon le 16 janvier 1916 (AD60 Rp1933).